Compte-rendu de la conférence-débat du 15 mai 2002 à 19h30 :

AGRICULTURE :

Pourquoi le Nord et le Sud n'ont pas besoin des OGM

En première partie, on s'intéressera plus aux problèmes de l'agriculture dans les pays du Nord, et en deuxième partie, nous verrons comment les paysans du Sud peuvent trouver des solutions originales et efficaces.

Les intervenants sont :

Marc Dufumier est professeur d'agriculture comparée à l'Institut National d'Agronomie de Paris-Grignon (INA-PG), ancien élève de René Dumont.

André Pochon est paysan à la retraite et président du CEDAPA : Centre d'Etude pour une Agriculture Plus Autonome. Il est l'auteur de deux livres dont le dernier Les sillons de la colère, a été préfacé par Jean-Marie Pelt ; " Ce livre est la meilleure synthèse que je connaisse de la crise qui affecte le monde agricole et qui débouchera, soyons en certains, sur le renouveau de le terre et des hommes qui l'habitent ". L'autre livre de André Pochon, plus technique a pour titre Les prairies de trèfle blanc.

Le modérateur est Laurent le Guyader (électronicien et trésorier de l'association OGM dangers).

Nous parlons essentiellement des cultures en plein champ à visée alimentaire, car le problème des OGM est trop vaste et il y a déjà beaucoup à dire. Si certains continuent à croire qu'on a besoin des OGM, c'est aussi parce que nos gouvernements sont obnubilés par la croissance économique, et en particulier le PIB, bien que sa pertinence soit remis en cause par certains économistes aujourd'hui.

On peut faire évoluer l'agriculture et le monde sans en revenir à la bougie et à l'araire. Une autre façon d'améliorer les choses serait d'utiliser plus l'intelligence et l'observation que la technologie et les énergies fossiles.

Tout d'abord, Laurent Le Guyader rappelle les surfaces mondiales d'OGM dans le monde en 2001 : 63% des OGM sont du soja, 19% du maïs, 13 % du coton, 5% du colza. Donc ce sont essentiellement du soja et du maïs qui servent à l'alimentation animale. André Pochon va nous expliquer comment on peut se passer du soja et du maïs.

Dans son intervention, André Pochon explique comment la révolution fourragère, pronée par René Dumont a permis d'augmenter sensiblement la rentabilité de l'agriculture après la guerre. Puis il explique comment s'est installé le système maïs-soja, alors même qu'il était moins rentable (mais donnait un plus gros chiffre d'affaire avec des achats d'intrants, ), mais avec la complicité des techniciens agricoles (formés par les Ecoles elle-mêmes formées par les chercheurs de l'INRA ). Enfin, il donne plusieurs propositions de réforme de l'agriculture.

Laurent Le Guyader passe la parole à Marc Dufumier (MD) pour son intervention. MD explique de nombreuses méthodes d'agronomie, issues de l'expérience du paysan et non d'une vision centralisée, fonctionnarisée. Cette intervention fait l'éloge du travail du paysan.

Puis, Laurent Le Guyader explique que le prix de rachat d'un kilo de viande en Europe, était, un jour de 1,7 (unité abstraite). Le même jour, le même kilo de viande est vendu par l'Europe 1 à Abidjan, alors que le coût de production est de 1,2. Donc avec les impôts des européens, on empêche les éleveurs du Sud de vendre leur production locale, on subventionne l'agriculture qui au Nord pollue et on coûte aux contribuables européens ! Le pire étant qu'en subventionnant, on participe à la chute des prix mondiaux qui desservent surtout les paysans, du Sud.

 

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